Pression des pneus : ce que la règle change vraiment pour les pilotes
1,80 bar à l’avant pendant 60 % de la course, 16 secondes de pénalité : la règle expliquée sans jargon, et pourquoi elle décide de certains dépassements.

Ce que dit la règle
Un pneu avant MotoGP doit rester au-dessus de 1,80 bar, et l’arrière au-dessus de 1,68 bar. Le seuil s’applique pendant 60 % de la distance d’un Grand Prix et 30 % d’un Sprint. Si un Grand Prix est raccourci entre 7 et 15 tours, la part exigée tombe à 30 %.
La sanction
Une infraction coûte 16 secondes en Grand Prix et 8 secondes en Sprint, ajoutées après la course. La pénalité ne varie pas avec la distance. Une équipe peut y échapper si elle prouve un problème technique, par exemple une jante endommagée qui laisse fuir l’air, vérifié par les données et un examen après course.
D’où vient la règle
Une pression plus basse augmente la surface de contact et l’adhérence, mais accroît la déformation de la gomme. Ce qui n’était qu’une recommandation de Michelin est devenu un seuil obligatoire après la demande du manufacturier au Grand Prix de Grande-Bretagne 2023. Pirelli, qui reprend la fourniture en 2027, a expliqué vouloir conserver le principe.
Ce que cela change en course
Les équipes partent souvent volontairement sous le seuil : la pression monte avec la température, et rouler dans le sillage d’un autre pilote chauffe le pneu avant. Un pilote qui prend la tête tôt, à l’air libre, risque de ne jamais atteindre le seuil. C’est pourquoi certains laissent passer un adversaire en début de course. Lire une course sans cette règle en tête, c’est mal lire une course.